Patrimoine

L’église de Saint-Victor-la-Rivière, petit édifice roman du XIIème siècle

Située dans le bourg, l’église Saint-Victor a été édifiée sur un rocher de basalte au  XIIème siècle et a été remanié aux XVème et XVIème siècles. Le clocher carré couronné d’une flèche en pierre date du XIXème. On peut remarquer au-dessus du portail, les armes de la famille de Murol. L’édifice est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 13 octobre 1962.

Juchée sur son promontoire rocheux, l’église de Saint-Victor-la-Rivière fut édifiée, pour sa partie principale, au XIIème siècle.

A côté des cinq chefs d’œuvre romans d’Auvergne qui ont survécu dans leur intégralité – Saint Austremoine à Issoire, Notre-Dame d’Orcival, Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand, Saint-Nectaire, Saint-Saturnin – et à côté aussi d’autres édifices majeurs, gravement mutilés ou modifiés – Ennezat, Menat, Mozat – le département du Puy-de-Dôme compte un très remarquable ensemble de 250 petites églises, entièrement ou en partie, romanes, au nombre desquelles celle de Saint-Victor-la-Rivière.

C’est un édifice de dimensions modestes (20 mètres de longueur), au plan élémentaire (nef, transept et chœur), mais qui, à la différence de quelques églises voisines, offre une composition et une construction qui dénotent autant de savoir-faire que de soin.

 Il n’est que de voir, de l’extérieur, l’élégante abside, fortement rythmée par les redans des murs et des contreforts, avec sa corniche supportée par des modillons à copeaux et le sobre décor de son cordon à billettes.

A l’intérieur même élégance simple. Les trois parties composant l’édifice sont structurées nettement par les trois arcs qui les séparent, chacun de hauteur différente, comme sont de hauteur différente leurs voûtes en berceau.

 Dans le sanctuaire, la distribution de l’espace se fait harmonieusement, avec son hémicycle orné d’une rangée d’arcatures, trois plus grandes séparées par deux plus petites, reposant sur six colonnettes. Peu de sculptures. A Saint-Victor, cela se réduit aux deux chapiteaux à feuilles d’eau des colonnes de la nef et aux six petits du sanctuaire, décorés sobrement de feuilles plates.

 Au XIIème siècle remonte également la cuve baptismale située près de la porte d’entrée ainsi que la très belle pierre d’autel, retrouvée à la faveur des travaux de restauration.

 Ainsi apparaît l’église de Saint-Victor en son état premier.

 

Au XVème siècle ont été construites au sud deux travées à voûte d’ogives ; ces ogives sont reçues sur des culs-de-lampe sculptés de feuillages ou de têtes humaines.

 Un peu plus tard, sans doute au XVIème siècle, on a édifié au niveau du transept nord une autre chapelle ainsi que la tour d’accès au clocher.

Le clocher lui-même date du XIXème siècle, très précisément de 1828. La tradition voudrait qu’il remplace un clocher roman polygonal qui fut peut-être victime des outrages de la Révolution.

De très importants travaux de restauration furent menés à bien de 1989 à 2000, qui vont de la réfection totale des toitures et des joints extérieurs des murs à la restauration des fenêtres murées et à la réhabilitation de l’intérieur, occasion de retrouver les décors peints aux XIIème, XIVème et XVIIème siècles. Tous les décors apparents ont en effet été retrouvés et restaurés, aucun n’a été reconstitué. Ils ont ainsi remplacé les faux appareils ajoutés en particulier aux XIXème et XXème siècles.

La Roche Romaine

Entre Bessolles et Saint-Diéry, au hameau de Rocheromaine, arrêtez-vous au rocher de la Roche Romaine, des blocs de roches empilées issus d’une coulée de basalte volcanique, datant du Miocène, environ 10 millions d’années. Le site a été probablement habité à l’époque gallo-romaine.
Et le panorama y est exceptionnel.